11 juin 2012

Analyse d'une non victoire

 Ce qui peut apparaître au premier regard comme une défaite ne traduirait pas la réalité de la situation et se présenterait comme une non victoire plitôt qu'une défaite à proprement parler, en effet, si le revers subit par Jean-Luc Mélenchon à titre personnel est sévère, le FdG progresse au plan national et mis à part le succès tout aussi personnel de certains candidats du FN, ils perdent du terrain au niveau national et le FdG aura plus de députés que le FN à l'assemblée.

 Le FdG a « perdu » en adoptant une stratégie suicidaire, en choisissant le combat frontal contre le FN au détriment de la force des idées de son programme, soit ce combat est nécessaire mais il a pris une place démesurée dans les deux campagnes et nos valeurs de l'humain d'abord en ont supporté les conséquences.

 Dans son désir de domination absolue, la stratégie du PS consistant à mettre systématiquement à l'écart le FdG en refusant toute discusion et accord mieux même en attaquant sans cesse le FdG et le PG en particulier au risque de se trouver en état de cohabitation a contribué à diviser la gauche plutôt qu'à la rassembler, il est à noter que les accords passés avec EELV pour des considérations purement politiciennes alors que ce parti a fait moins bien que le FdG lors de toutes les élections, il aura néanmoins plus de députés à l'assemblée nationale que le FdG de par la seule volonté du PS qui a préferé pactiser avec les écologistes plutôt qu'avec le FdG, dont acte il conviendra de s'en souvenir.

 Cela dit, plus grave encore, hors des manoeuvres politiciennes, interogeons nous sur l'attidude des élécteurs que nous sommes et ne soyons pas étonnés quand nous aurons les dirigeants et les représentants que nous méritons, en s'abstenant à plus de 40% il ne faudra pas venir pleurer sur les conséquences, l'incohérence, l'gnorance,la paresse intellectuelle et le manque de conscience politique s'ajoutant à la désinformation de la part de la médiacratie et à la propagande des partis politiques aux ordres des tenants de la finance afin de préserver leurs privilèges ne laissent rien présager de bon quand à un avenir qui s'annonce menaçant.

 A vouloir jouer aux apprentis sorciers les irresponsables politiques de notre pays ont permis aux forces anti démocratiques de s'enraciner davantage dans le paysage politique de notre pays et ont volontairement rejeté les voies du progrès et d'une transformation salutaire de notre société. Ils ont fait preuve d'aveuglement et ne perçoivent pas que ce monde est à l'agonie, que le système est au bord de l'implosion et que nous risquons d'être emportés par un tsunami d'une rare violence, ils ne resentent pas l'urgence qu'il y a à réformer notre société, notre mode de vie et s'accrochent à leurs valeurs du passé et surtout au maintien de leurs privilèges.

 A l'aube de ce lendemain d'élection il nous faudra tirer les conséquences de ce scrutin, rectifier le tir quant aux stratégies à mettre en place pour l'avenir et travailler sans relâche à l'avenement d'une sixième République.

Posté par lino83 à 09:55 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

Commentaires sur Analyse d'une non victoire

    alors nous voilà à peu près en accord sur le fond. ça fait plaisir.

    Posté par Annie, 11 juin 2012 à 10:41 | | Répondre
  • Dissoudre le peuple?

    Trop facile de s'en prendre aux électeurs. Vous aussi, vous voulez "dissoudre le peuple"? Alors que dans le même temps, vous pointez précisément les énormes distorsions que le mode de scrutin des législatives fait subir à ses suffrages. N'y a-t-il pas de quoi, justement si on réfléchit, refuser de participer à une telle fumisterie? Tout courant politique naissant est tué dans l'oeuf, ou alors va grandir petit à petit et finir par avoir quelques députés, mais par des artifices pas toujours très honnêtes. Alors, si on est dans l'un des courants principaux, on vote. Sinon, à quoi bon?

    Des électeurs, aujourd'hui, votent avec leurs pieds: ils désertent un combat qui n'a plus de sens pour eux. C'est ça qu'il faudrait analyser plutôt que de parler de "l'incohérence, l'ignorance,la paresse intellectuelle et le manque de conscience politique". Personnellement, je vote, mais je connais des gens qui ne votent pas et qui ne sont ni ignorants ni incohérents, qui ont une conscience politique et aucune paresse intellectuelle. Un peu de respect pour eux ne ferait pas de mal.

    Posté par cultivetonjardin, 11 juin 2012 à 13:16 | | Répondre
  • @cultivetonjardin : je me suis pas déplacée. et pourtant j'ai ardemment milité pour le fdg sur mon blog. Les candidats ne me convainquaient pas.

    Posté par Annie, 11 juin 2012 à 13:50 | | Répondre
  • Faire un constat n'est pas faire acte de manque de respect envers quiconque, on peut comprendre qu'individuellement il puisse y avoir empèchement à voter pour toute sorte de raison respectable mais quand la situation où se trouve le pays dans un contexte international menaçant
    on n'est plus dans les trente glorieuses où l'isoucience était de mise)
    il est légitime de poser ces questions à savoir que près de 50% d'abstention dans de telles circonstances relève véritablement d'un manque de conscience politique à décharge toutefois les propagandes des partis et la désinformation médiatique y sont pour une très grande part responsables.

    Posté par lino83, 11 juin 2012 à 18:11 | | Répondre
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