Un groupe de citoyens grecs ont adressé devant la Cour pénale internationale une plainte contre les dirigeants de la zone euro et les créanciers du Fonds monétaire International qu'ils accusent de génocide social et économique à l'encontre de leur pays. L'action est parrainée par un certain nombre de personnalités grecques, dont le producteur de la télévision populaire et journaliste de radio George Trangas, ancien parlementaire de la nouvelle démocratie, Dimitrios Konstantaras et les journalistes Panagiotis Tzenos et Antonios Prekas.

La plainte officielle nomme la directrice du Fonds monétaire International (FMI) Christine Lagarde, la chancelière allemande Angela Merkel, Wolfgang Schauble (ministre fédéral des finances allemand) et Jose Manuel Barroso, le président de la Commission européenne.

Selon un rapport publié sur le blog du Grec, Hellas Frappe, de lourdes charges pèsent sur l'élite financière dominante qui est accusée d'avoir utilisé la Grèce comme un « cobaye » pour imposer des programmes brutaux et pour discipliner fiscalement l'Europe entière. Ce qui a entraîné le déclenchement d'une crise humanitaire qui menace aujourd'hui l'existence nationale de la Grèce.

L'accusation principale dont ils se plaignent est que les États membres de la zone euro, en coopération avec la Commission européenne et le FMI, se sont systématiquement livrés à l'imposition de conditions contraignantes sur les citoyens grecs, ce qui s'oppose à la légitimité constitutionnelle et internationale. Ce faisant, ils ont accompli leurs basses œuvres en appliquant une stratégie de terreur et de chantage, et menaçant de forcer la Grèce à sortir hors de l'Union européenne et la zone euro.

Par le biais de déclarations coordonnées de hauts fonctionnaires grecs et européens, avec la collaboration de grands groupes de médias internationaux, le pays et ses citoyens ont ete diabolisés, diffamés et représentés comme responsables d'un effondrement économique mondial, avec des méthodes ressemblant à celles des diffamations des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale.

Ils présentent le cas de la Grèce qui a été la victime d'un plan de génocide social et économique à l'aide de méthodes qui violent la Convention des Nations Unies pour la prévention et la répression du Crime de génocide. Leurs États portent plainte donc aux motifs que : « les objectifs de ce plan seraient la désintégration des institutions politiques et sociales, de la culture, de la langue, des sentiments nationaux, de la religion et de l'existence économique de groupes nationaux par la destruction de la sécurité personnelle, de la liberté, de la santé, de la dignité et même de la vie des individus appartenant à ces groupes. »